Imprimé depuis le site Archives du Formindep / publié le vendredi 13 avril 2012

Médicaments sans ordonnance : les bons et les mauvais !

"Médicaments sans ordonnance, les bons et les mauvais !" du Pr Jean-Paul GIROUD [1] est un guide d’automédication, qui ne se contente donc pas de comparer les différents médicaments disponibles. Partant de 120 symptômes, le guide propose de façon très pédagogique les questions à se poser : quels sont les signes qui doivent faire rechercher un avis médical (et refermer ce guide), quelles mesures non médicamenteuses peuvent
être prises, et enfin en absence de signe de gravité et en cas d’insuffisance des mesures alternatives préconisées, quel médicament
privilégier parmi 4000 disponibles sans ordonnance.

Pour ce faire, Jean-Paul Giroud attribue une note à chaque spécialité, fondée sur des critères d’efficacité et de sécurité (présence d’allergènes notamment).
C’est aussi l’occasion pour le lecteur de constater qu’une même molécule peut être vendue sous de nombreux noms de marques, et à des prix très variables, et que bon nombre de spécialités courantes ont une efficacité au mieux proche du placebo.

Les 60 premières pages de l’ouvrage sont d’utilité publique, car elles détaillent de façon très claire les notions indispensables au bon usage du médicament, qu’il soit soumis à prescription ou non. Comme l’écrit l’auteur "l’AMM (..) n’est malheureusement pas un gage d’efficacité ni de bonne tolérance", et ce guide est un outil utile pour séparer le bon grain de l’ivraie, et rationnaliser le recours à la médication.

Post Scriptum :

Médicaments sans ordonnance, les bons et les mauvais !
du Pr Jean-Paul GIROUD
 Editeur : Editions de la Martinière (17 mars 2011)
 Collection : HORS COLL
 ISBN-10 : 2732444677
 ISBN-13 : 978-2732444673
 Broché : 571 pages - 24,03 €


[1Membre de l’académie nationale de Médecine, membre de la commission de pharmacovigilance et expert auprès de l’OMS, le Pr GIROUD est docteur en médecine à la faculté de Paris et docteur en philosophie à l’université de Londres, et a été directeur d’unité de recherche au CNRS de 1974 à 2002, et de 1970 à 2002, chef du service de Pharmacologie clinique de l’hôpital Cochin (Paris)